Triathlon de Deauville Normandie | Compte-rendu de course

Triathlon de Deauville Normandie | Compte-rendu de course

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Compte-rendu Triathlon longue distance de Deauville

Avant-course :

J’arrive à Deauville avec beaucoup d’interrogations sur mon niveau de forme. Après un été ponctué par des manques de motivation et plusieurs petites blessures à pied, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, la prépa n’a pas été aussi studieuse que pour l’édition 2020. Les 2 courses des 2 week-ends précédents (triathlon M et D2 de duathlon) me rassurent sur ma capacité à aller vite mais j’ignore si je peux aller vite pendant plus de 4h de course sans avoir fait un gros volume à l’entrainement . Bref, je décide quand même de partir sur les mêmes bases que les halfs de début d’année, on verra bien ce qu’il se passe . Départ le vendredi après le boulot avec Sabine pour retrouver Guillaume et sa copine sur place, la météo ne s’annonce pas trop mal pour la course, ça ne sera pas un duathlon cette année au moins ! Pas de start-list de dispo avant la course, on fait donc l’état des lieux dans le parc à vélo avec Antoine : « Putain, il y a du beau monde, un Top10 ça sera déjà bien ! ». Ça commence justement à chauffer dans le parc, non pas qu’il y ait pas mal de pros présents mais parce qu’il est 13h, le ciel s’est dégagé et le soleil tape de plus en plus fort. Je vous ai déjà dit que je n’aimais pas la chaleur ? Je décide au dernier moment de retirer la visière de mon casque de chrono HJC Adwatt, tant pis je roulerai sans lunettes (et sans style ) mais j’aurai moins chaud.

Direction le départ, sans trop se presser car le bonnet doré synonyme de sas élite m’assure une place en 1ère ligne .

Natation :

1900m (plutôt 2000 apparemment) en 2 boucles Le départ se fait à marée haute, « Cool, pas besoin de beaucoup courir avant de rentrer dans l’eau » puis après l’échauffement nat’ « Moins cool, on a de l’eau jusqu’au genou pendant une bonne cinquantaine de mètres ». Le speaker donne le départ, ça part à bloc , les « amateurs » du sas derrière à nos trousses, tout le monde rentre dans l’eau comme il peut, certains courent, d’autres nagent, d’autres font le dolphin, bref ce n’est pas Deauville mais l'Aquaboulevard le truc , je ne sais pas trop quand commencer à nager, étant grand, je peux normalement aller plus loin que les autres en courant mais j’y laisse de grosses cartouches. Je plonge, un petit groupe s’échappe devant, c’est déjà trop tard pour essayer de recoller. Ça tabasse jusqu’à la 1ère bouée à 300m, j’essaye de voir à la bouée qui est avec moi, je reconnais Quentin Kurc Boucau et Romaric, je connais leur niveau en natation : « Ça va je suis dans le coup, maintenant tu te cales dans les pieds et tu attends ». Une nat’ plutôt tranquille du coup, je reconnais Thomas Huwiler et Victor Alexandre à la sortie à l’australienne, parfait, il faut que je reste avec eux jusqu’à T1, ce sont des gros rouleurs. Fin de la 2ème boucle, notre petit groupe explose un peu mais globalement on sort tous dans la même minute. 29’38’’ sur ces 2 boucles au final, 12ème temps, plutôt content pour une natation en mer et sans y laisser trop d’énergie .

T1 :

Une transition rapide en même temps que Maxime Rivron, mon voisin de parc, il m’a battu 2 semaines plus tôt à Bois-le-Roi, je compte bien prendre ma revanche aujourd’hui, ça tombe bien, il prend un à la transition. Je monte sur le vélo en même temps que Victor Alexandre et Thomas Huwiler, PARFAIT . Guillaume et Sabine m’annoncent 12ème.

Vélo :

>> 88km en 2 boucles – 1250m D+

Km2, c’est déjà la côte Saint-Laurent : 1km à 15% avec la fin à plus de 18%, je suis en 42/28, aïe j’ai mal . Victor et Thomas me mettent 5 sec en haut de la bosse puis encore 5 sec dans le faux plat montant après… Je n’ai pas voulu me mettre trop dans le rouge étant juste au début de la course mais ces 10sec seront fatales . Je passe 10km en chasse-patate, je les vois tous les 2juste devant mais impossible de rentrer... Je les laisse filer vers le km15, c’est trop risqué de continuer à ce rythme-là... Est-ce que j’aurais pu tenir avec eux pendant tout le vélo ? Je ne sais pas, mais j’aurais au moins bien voulu essayer…Du coup je me retrouve tout seul... Je rattrape quelques gros nageurs puis au moment de reprendre Thomas Vanhalst au km35, Julien Gonnet et Nicolas Martin rentrent par l’arrière, on se regarde un peu tous, personne ne veut vraiment rouler pour les autres mais les « relais » passent plus ou moins bien (à traduire par : les mecs se gueulent dessus ). Un 2ème passage mythique dans la côte Saint-Laurent, une ambiance incroyable à donner des frissons . On restera à 4 (de la 6ème à la 9ème place) jusqu’au km60, où Yann Guyot nous rattrape et le mec n’est pas là pour trier les lentilles à vélo . Il prend la tête du groupe et écrase. J’arrive bien à suivre sur le plat mais obligé de me mettre dans le rouge dans les bosses pour suivre. On rattrape vite Casimir Moine, nous voilà 6 pour jouer entre la 5ème et 10ème place, dans ma tête : « OK économise-toi au max, parce que ça va se jouer sur le semi cette histoire ». On pose le vélo plus ou moins tous ensemble, la dernière bosse et descente juste avant la transition ayant fait un peu de dégât. 7ème temps vélo, 2h25’53, 36,7km/h de moyenne et 321W NP, mieux que l’année dernière et je pose le vélo plus frais !

T2 :

Une transition un peu plus longue que mes compères pour mettre les chaussettes et c’est parti pour les chaises musicales , je suis en 8ème position.

Course à pied :

>> 21km en 2 boucles plates

J’ai l’impression de partir tranquille, petit regard sur la montre, 1er kilo : 3’31, AH . On va se calmer un peu sous peine de gros popcorn . Je reprends Julien Gonnet assez vite mais on m’annonce 6ème, j’apprendrai après que Robin Moussel a dû mettre le clignotant. Du coup ça me motive encore plus, je reprends Thomas Vanhalst. 5 ème, le rêve . L’avantage de Deauville, c’est qu’il y a constamment des demi-tours pour juger les écarts, l’inconvénient c’est qu’il faut que je relance ma grande carcasse à chaque fois… Et derrière il y a du client. Je me fais reprendre par Nicolas Martin, 6ème. Puis par Casimir Moine, 7ème. Le moral prend un coup… Passage au 10K en 39’. Maxime Rivron revient comme une balle derrière « Ah shit, here we go again », comme à Bois-le-Roi il me dépose à 5km de l’arrivée, 8ème . Encore derrière je vois Pierre-Yves Facomprez, le mec vole, je connais ses qualités à pied mais je juge l’écart suffisant pour ne pas avoir besoin de remettre une couche. Dans ma tête, je sais que je vais terminer 8ème. Plus que 3km et c’est fini, je rattrape plusieurs concurrents dans leur 1ère boucle : « Attend, il me dit quelque chose lui… mais c’est Casimir ! » Je mets une petite accélération au moment de le passer pour être tranquille, 7ème ! 1h22’30 et 11ème temps sur le semi, content au vu de la préparation mais je sais que je peux faire bien mieux, c’est l’objectif en 2022 7ème en 4h20’35, globalement satisfait de ma course et rassuré, j’ai hâte d’être au prochain. Ça tombe bien, c’est dimanche au Frenchman L Hourtin ! 2 halfs en 8 jours, une première pour moi, on verra bien comment le corps réagit.

Pour conclure, gros remerciements à Sabine, Guillaume et Valérie, toujours là pour m’encourager. Merci au Triathlon Deauville Normandie pour la super organisation, à l’année prochaine ! Merci à mes partenaires Roues RAR Paris Bike Company Tā Energy HJC Sports et Kiwami Sports

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Cédric Ludet Triathlète | Ambassadeur Kiwami Racing Team 

Trifonction : SPIDER 2 LD AERO 

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